PARCOURS

JAH PRESS, GOLDEN BOY DU SHOW BIZ BURKINABÈ

« Jah Press à Ouaga » ; « Jah Press, l’enfant sain de parents sains » des dédicaces qui inondent les chansons d’ambiance africaine. Pourtant de l’homme qui porte ce nom qui rime avec l’excellence de notre show-biz national, on ne sait pratiquement rien ! Sauf qu’il est le commissaire général des Kundé, la plus prestigieuse manifestation de musique au Burkina Faso.

Né à Tampouy dans la province de l’Oubritenga au Burkina Faso, c’est à Dabou sur le littoral ivoirien que Soré Salfo dit Jah Press passe son enfance où il fréquente l’école primaire et secondaire, avant de se retrouver au Lycée Philipe Zinda Kaboré de Ouagadougou, en 1989.

Brillant élève, il obtient la même année le baccalauréat série D avec la mention Assez bien et est classé major de son centre d’examen, le collège protestant de Ouagadougou. Étudiant à la faculté de droit de l’Université de Ouagadougou, il passe en 1990 son premier test d’entrée à la future radio multimédia. Il dépose, par la suite, ses valises à la radio Énergie où il anime l’émission « Vibrations nocturnes ».

La même année, il organise son premier concert. Le concert est un échec. Loin de se décourager, il s’allie avec Claude Bassolé et Yves de Mbella en Côte d’Ivoire ; ce qui lui permet d’avoir les artistes africains de passage à Abidjan, pour des concerts à Ouagadougou.
Sa collaboration avec la maison de disque MSL Jat Music en côte d’ivoire lui permet de favoriser la sortie des albums de Black So Man, Zaksoba et Wango Roger en Côte d’Ivoire.

Parallèlement à ses études en droit, qu’il a arrêtées en année de Licence, et ses activités de promoteur de spectacles, il gère la boite de nuit le « Old River » et anime l’émission « National show » sur la télévision nationale du Burkina. Il effectue, dans la foulée, deux stages à l’Institut national de l’audiovisuel en France sur le management et la gestion des radios de proximité.

À la fermeture de la radio Énergie, il se retrouve responsable commercial de Ehli photo gravure avant d’occuper le poste de Directeur des programmes à l’ouverture de la radio Ouaga FM. Nommé, un an plus tard, Directeur Général, il positionne la radio sur le net et en simultanée à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. Un poste qu’il occupera jusqu’en 2005.

En 2001, il lance les Kundé, un projet qu’il a sous les bras depuis 1996. Il crée sa structure Bizart production. Avec Bizart production, il se révèle comme un véritable professionnel doté d’un grand potentiel organisationnel et relationnel à même de piloter l’organisation des grands rendez-vous culturels, des prestigieux galas et la promotion de produits à travers l’évènementiel. Son palmarès de spectacles est le plus éloquent du pays. Il compte, à son actif, plus d’une vingtaine de soirées galas dont la remise du drapeau, par le Président du Faso, aux étalons en partance pour la CAN 2004, les 20 ans des éditions Sidwaya, les 30 ans de la BIB , le Forum francophone des hommes d’affaires la Conférence internationale des pharmaciens d’Afrique, les Concerts de la jeunesse, les concerts After Kundé avec des artistes de renom comme Flavour, Bracket, Koffi Olomidé, Fally Ipupa, les mégas concerts d’Alpha Blondy à Bobo Dioulasso et à Ouagadougou et bien d’autres.

Son engagement pour la culture lui vaut d’être décoré Chevalier de l’ordre du mérite burkinabè en 2018; Meilleur promoteur culturel ouest-africain à la cérémonie de récompense des «Meilleurs acteurs ouest-africain de l’émergence » en 2018 en Côte d’Ivoire ;  Chevalier de l’ordre du mérite des arts, des lettres et de la communication ; Chevalier de l’ordre du mérite de la jeunesse ; Prix africain Ernest Adjovi de la promotion culturelle; Meilleur promoteur de spectacles à Burkina Show Biz award ; Homme du secteur de la musique au Faso Music Award en 2017 ; Personnalité culturelle de l’année « volet spectacle » aux 12 PCA en 2017 ; Héros de la culture africaine aux « Heroes 2017 » au Togo ; Herault de la culture burkinabè aux Faso Music Award en 2014. Des reconnaissances qui couronnent plus d’un quart de siècle de carrière pour ce golden boy, grand amateur de chemises Pathé O. et de chaussures « boots à gaine» de chez J.M. Weston.

L’Almamy Becker